PSG champion : cérémonie ubuesque, titre contesté et Luis Enrique soulagé
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PSG champion : cérémonie ubuesque, titre contesté et Luis Enrique soulagé

Le PSG sacré champion à Lens fait face à un casse-tête pour la remise du trophée. Luis Enrique évoque son titre "le plus difficile". Revue de presse.

Par Rédaction ActuPSG·15 mai 2026·3 min de lecture

Le quatorzième titre de champion de France du PSG, acquis mercredi soir à Bollaert, s'accompagne d'une polémique administrative aussi prévisible qu'absurde. Entre un Paris FC réticent à jouer les faire-valoir et un Luis Enrique qui savoure un sacre arraché dans la douleur, voici ce qu'il faut retenir ce matin au Parc.

La cérémonie du trophée vire au casse-tête administratif

Le PSG est champion, mais où va-t-il soulever son trophée ? La question, qui devrait relever de l'intendance basique, tourne au feuilleton. Le club parisien termine sa saison dimanche au stade Jean-Bouin face au Paris FC, promu cette saison. Problème : le PFC n'aurait aucune envie d'organiser la fête de son voisin encombrant sur sa pelouse.

La LFP pourrait cependant forcer la main au club de Pierre Music. Le règlement stipule que la cérémonie de remise du trophée doit se tenir lors du dernier match de championnat du club sacré, quel que soit le lieu. Une disposition qui placerait le Paris FC dans l'obligation d'accepter — à moins qu'une solution alternative n'émerge d'ici dimanche. L'hypothèse d'une célébration décalée au Parc des Princes, lors d'un événement dédié, circule dans les couloirs.

Luis Enrique : "Le titre le plus difficile à obtenir"

L'Asturien ne jouait pas la fausse modestie mercredi soir. À l'issue de la victoire 2-0 à Lens, Luis Enrique a qualifié ce quatorzième sacre de "titre le plus difficile à obtenir" depuis son arrivée. Une déclaration qui en dit long sur les turbulences d'une saison où le PSG a longtemps été talonné par un RC Lens accrocheur, avant de finalement faire respecter la hiérarchie économique et sportive.

Le technicien espagnol, souvent critiqué pour ses choix de rotation et son obstination tactique, peut savourer : son équipe termine la saison invaincue face aux prétendants directs au titre.

Sage amer : "Le score est très injuste"

Du côté lensois, Pierre Sage n'a pas masqué sa frustration. L'entraîneur du RCL a reconnu la domination parisienne mais estime que le 2-0 final ne reflète pas la physionomie du match. Les Sang et Or ont effectivement poussé en seconde période, sans parvenir à inquiéter réellement Donnarumma.

Cette amertume illustre le paradoxe lensois cette saison : capable de bousculer les gros mais trop friable pour concrétiser. Lens termine dauphin, ce qui reste une performance remarquable compte tenu de l'écart budgétaire avec Paris, mais le goût de l'inachevé domine.

Rothen douche l'euphorie : "Le champion n'est pas si beau que ça"

Jérôme Rothen, jamais avare en punchlines sur son ancien club, a tempéré l'enthousiasme ambiant. Pour l'ancien milieu parisien, ce titre ne mérite pas une célébration débridée. "Le champion n'est pas si beau que ça", a-t-il lâché, pointant du doigt un jeu parfois stéréotypé et une domination moins écrasante qu'espéré en début de saison.

Une critique récurrente cette saison : le PSG gagne, mais convainc-t-il vraiment ? La question restera ouverte jusqu'à ce que le club parvienne — ou non — à franchir un cap européen.

En bref : Saint-Étienne veut "jouer comme face au PSG"

Anecdote savoureuse en marge de l'actualité parisienne : Philippe Montanier, entraîneur de l'AS Saint-Étienne en play-offs de Ligue 2, a exhorté ses joueurs à affronter Rodez "comme si on jouait le PSG". Une manière de hausser le niveau d'exigence mentale pour les Verts, qui visent une remontée dans l'élite. Le PSG, référence absolue même pour ceux qui ne le croisent plus.

Sources : RMC Sport