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Remember! C’était en juin 2013, cinq ultras du PSG était condamner à de la prison ferme suite aux incidents du Trocadéro (ndlr : les peines allaient de quatre à huit mois). Un communiqué étaient paru le vendredi dans la journée pour dénoncer cette décision judiciaire lors des incidents au Tracadéro juin 2013

Pour vous ! Actupsg.net a retrouvé l’article, le voici :

Le verdict

« Je suis très mitigé. Les réquisitions du procureur de la République étaient extrêmement lourdes : neuf mandats de dépôt avaient été requis, alors que plusieurs interpellés avaient un casier judiciaire vierge. L’audience a duré neuf heures, dans une ambiance très pesante. La présidente, Florence Schmidt-Parizet, a semblé faire le procès du mouvement ultra, et non des individus à proprement parler. Nous sommes revenus sur la mort de Yann Lorence, sur les motifs d’appartenance de mes clients à ces groupes de supporters présentés comme fondamentalement violents. Bref, sur des thèmes qui n’avaient pas leur place dans cette audience. Il y a eu un amalgame important.« 

Les preuves à charge

« Les résultats, qui ont inspiré les réquisitions, ne sont franchement pas probants. Au cours de l’audience, le procureur a diffusé une vidéo, où l’on voit, effectivement, des violences et des débordements, mais qui ne saurait constituer une preuve. L’un de mes clients y apparaît, la main levée: sur cette base, et sur le témoignage d’un steward, il a été accusé d’avoir frappé un membre du staff de la sécurité du PSG, et jeté des projectiles. J’ai eu bien du mal à obtenir un arrêt sur image, qui, finalement, l’a disculpé. Ce client a été relaxé, alors qu’un autre, qui se trouvait dans une situation similaire, a été condamné, sur des preuves tout aussi floues. Comme s’il fallait prononcer au moins une peine, pour l’exemple.« 

Une récupération politique ?

« Politique, médiatique, l’accusation est un peu lourde, mais je m’interroge. Mes clients ne nient pas s’être rendus au Trocadéro, ni être proche du mouvement des supporters historiques du PSG, les ultras – ce qui, en soit, ne constitue pas un délit. Au sein du dossier d’enquête, une pièce n’apparaît pas: la vidéo d’un steward qui aurait jeté une barrière sur les supporters, et qui a fait le tour des médias. Plusieurs personnes ont intenté une action en justice contre ce vigile, il y a de cela près de trois semaines. Certains ont dû se confronter au refus de certains commissariats d’enregistrer leur plainte – ce qui est formellement interdit. (…) Suite au Trocadéro, une trentaine d’interdictions de stade ont été prononcées contre des « ultras » dont certains n’étaient pas sur place. Enfin, le PSG a rejeté toute responsabilité dans les incidents, mais s’est pourtant constitué partie civile pour atteinte à l’image. Or, par deux fois, il a été débouté. »

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